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Un 4ème trimestre 2021 encore favorable pour les principaux OPC actions et diversifiés commercialisés par La Banque Postale

Découvrez comment se sont comportés nos principaux OPC actions thématiques & géographiques et OPC diversifiés sur 2021 et les prévisions de LBP AM pour 2022.

  • #investissements
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Après trois bons trimestres sur les marchés financiers, le 4ème trimestre 2021 a suivi la même tendance, portée essentiellement par de bonnes saisons de publications des résultats aux États-Unis et en Europe. Ces bonnes nouvelles ont réussi à faire face à l’anxiété liée à la découverte d’un nouveau variant Omicron, toutefois moins dangereux, à partir de mi-novembre et à l’augmentation du nombre de contaminations au mois de décembre. La persistance de la hausse des prix et la politique de la FED restent des sources d’inquiétudes.

Découvrez les performances* des principaux OPC actions thématiques & géographiques et OPC diversifiés qui sont le reflet de nos convictions.

*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

  1 an 3 ans 5 ans 2020 2019 2018 2017 2016 Notation MorningStar 3ans

Nos OPC Diversifiés
LBPAM ISR Diversifié R 3,7 % 14,5 %   3,2 % 6,9 % / / / **
LBPAM ISR Diversifié Plus R 8,9 % 23,5 % 15,9 % 2,5 % 10,7 % -9,9 % 4,2 % -1,6 % ***
Nos OPC Actions Géographiques

LBPAM ISR Actions France C

SBF 120

21,9 %

28,3 %

55,0 %

56,0 %

55,6 %

59,4 %

-0,6 %

-5,1 %

27,9 %

28,0 %

-9,6 %

-9,7 %

11,0 %

13,2 %

5,5 %

7,4 %

***

LBPAM ISR Actions Euro C

Euro Stoxx

21,1 %

22,7 %

72,5 %

55,1 %

64,7 %

52,3 %

8,0 %

0,2 %

31,9 %

26,1 %

-14,1 %

-12,7 %

11,2 %

12,6 %

1,1 %

4,2 %

*****

LBPAM ISR Actions Amérique C

MSCI US Large Caps (EUR)

34,3 %

36,3 %

98,7 %

97,8 %

103,6 %

108,0 %

9,7 %

9,0 %

34,8 %

33,1 %

-0,9 %

-1,0 %

3,4 %

6,2 %

9,7 %

14,9 %

****

LBPAM ISR Actions Amérique H

MSCI US Large Caps (USD)

23,8 %

26,7 %

87,4 %

96,9 %

99,2 %

124,6 %

17,2 %

19,2 %

29,2 %

30,4 %

-7,8 %

-5,3 %

15,3 %

20,4 %

5,7 %

11,4 %

 

LBPAM ISR Multi Actions Emergents R

MSCI Emerging Markets

-1,5 %

4,9 %

31,6 %

37,3 %

37,9 %

48,5 %

14,3 %

8,5 %

16,8 %

20,6 %

-12,7 %

-10,3 %

20,1 %

20,6 %

12,4 %

14,0 %

***

LBPAM ISR Actions Monde C

MSCI All Countries World

25,0 %

27,5 %

68,0 %

75,4 %

66,6 %

81,7 %

6,1 %

6,7 %

26,6 %

28,9 %

-7,9 ­%

-4,8 %

7,6 %

8,9 %

5,5 %

11,0 %

***

Vivacio ISR Actions (Part Vivaccio)

MSCI EMU

23,0 %

22,2 %

52,7 %

51,7 %

50,0 %

49,0 %

-0,3 %

-1,0 %

24,5 %

25,5 %

-11,4 %

-12,7 %

10,8 %

12,5 %

4,2 %

4,4 %

***
Nos OPC Actions Thématiques

Tocqueville Technology ISR R

Stoxx Europe 600

24,8 %

24,9 %

118,1 %

55,3 %

87,9 %

53,2 %

36,1 %

-2,0 %

28,4 %

26,8 %

-12,8 %

-10,8 %

-1,2 %

10,6 %

-12,7 %

1,7 %

 

LBPAM ISR Actions Environnement C

Stoxx Europe 600

16,9 %

24,9 %

90,5 %

55,3 %

82,8 %

53,2 %

23,0 %

-2,0 %

32,5 %

26,8 %

-14,5 %

-10,8 %

12,2 %

10,6 %

1,1 %

1,7 %

***

Tocqueville Silver Age ISR R

Stoxx Europe 600

20,0 %

24,9 %

68,3 %

55,3 %

66,8 %

53,2 %

11,0 %

-2,0 %

26,3 %

26,8 %

-6,3 %

-10,8 %

5,7 %

10,6 %

-11,7 %

1,7 %

 

Tocqueville Croissance Euro ISR R**

MSCI EMU

21,7 %

22,2 %

77,9 %

51,7 %

76,1 %

49,0 %

11,4 %

-1,0 %

31,3 %

25,5 %

-11,6 %

-12,7 %

11,9 %

12,5 %

/

4,4 %

*****

Tocqueville Value Europe ISR P

MSCI Europe

18,2 %

25,1 %

21,5 %

52,5 %

13,0 %

50,3 %

-12,3 %

3,3 %

17,2 %

26,0 %

-14,5 %

-10,6 %

8,9 %

10,2 %

-0,3 %

2,6 %

*

*Le 8 mars 2021, le FCP Tocqueville Croissance Euros ISR a été absorbé par le Compartiment Tocqueville Croissance Euro ISR de la SICAV LBPAM Funds. Il s’agit d’un simple changement de statut juridique, le Compartiment de la SICAV créé à cette même date, conserve à l’identique les caractéristiques du FCP, son code ISIN, ses performances ».

Source : LBPAM

Le mois d’octobre a démarré dans la droite ligne de la fin du mois de septembre, avec un climat plutôt incertain. Le chiffre de croissance du troisième trimestre en Chine est sorti en dessous des attentes, ce qui a alourdi un peu plus l’atmosphère régnant sur l’ensemble des marchés. La flambée du cours des matières premières énergétiques (notamment le pétrole, le gaz naturel et le charbon), la pénurie de main d’œuvre et sur certains produits, ont continué de pénaliser les chaines de production et la logistique de bon nombre d’entreprises. Ce climat a ravivé le spectre d’une inflation galopante, et ses conséquences sur la profitabilité des entreprises, sur la croissance mondiale et sur la politique monétaire des banques centrales. En dépit de ces conditions pesantes, le début de la saison de publication des résultats d’entreprises s’est montré particulièrement positif, avec une croissance des ventes et des profits, ce qui a conduit les investisseurs à rester optimistes et à reprendre du risque sur la deuxième partie du mois.

Le mois de novembre a démarré dans un climat propice aux actifs risqués, tirés à la hausse par le soutien des banques centrales et par la résilience des entreprises au troisième trimestre, dans un environnement économique pourtant complexe. Certains indices actions ont continué à battre de nouveaux records, loin des inquiétudes liées à des chiffres d’inflation de plus en plus soutenus, à la pénurie de main d’œuvre et sur certains produits. En deuxième partie de mois, le contexte de marché s’est clairement inversé. L’optimisme des investisseurs a été douché par la situation sanitaire en Europe. La forte augmentation des cas de covid-19 a contraint l’Autriche à reconfiner sa population, et le gouvernement allemand a laissé entendre que des restrictions importantes pourraient être instaurées. En fin de mois, l’anxiété est encore montée d’un cran suite à la découverte d’un variant sud-africain, baptisé Omicron, entrainant de forte prises de profits sur les actifs risqués, notamment les marchés d’actions.

Après l'anxiété de fin novembre autour de la crise sanitaire, et malgré une hausse exponentielle du nombre de personnes contaminées en décembre, les marchés financiers ont accueilli avec soulagement les premières publications scientifiques sur une probable moindre dangerosité du variant Omicron, alors que le niveau des restrictions sanitaires est revu en hausse. Du côté des banques centrales, la Banque Centrale Européenne a accéléré la normalisation de sa politique monétaire, et la Fed s'est montrée plus agressive avec deux hausses anticipées en 2022 de taux d'intérêt, voire trois, ce qui aura des conséquences sur la valorisation des actifs financiers. Côté conjoncture, les statistiques économiques du mois, notamment aux Etats-Unis, ont montré des chiffres de fort bonne facture. Enfin, la troisième étape du plan de relance du président américain, qui prévoit des mesures environnementales et sociales, semble mal engagée alors que son adoption au Sénat a été repoussée. Dans cet environnement contrasté, les investisseurs ont eu tendance à faire fi des vents contraires, et l'année boursière s'est terminée sur une tonalité très optimiste.

Explications des performances* des principaux OPC actions thématiques & géographiques et OPC diversifiés

*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

LBPAM ISR Diversifié

LBPAM ISR Diversifié R a réalisé une performance de +1,23 % sur le 4ème trimestre 2021. La meilleure contribution provient des actions américaines qui ont bénéficié tant de la hausse des indices que de l’appréciation du dollar. Les actions européennes enregistrent également un bon dernier trimestre même si le style value que nous continuons à privilégier est resté en retrait dans un contexte de reprise marquée de la pandémie. Les taux d’intérêt ont connu un parcours heurté mais finissent finalement stables ou en légère hausse sur le trimestre, et la performance des principales classes d’actifs obligataires est modérément négative. Seules les obligations indexées inflation que nous avions renforcées délivrent une performance positive alors que l’inflation continue de surprendre à la hausse. Nous conservons un portefeuille très prudent sur les obligations et une exposition modérée aux actions un peu en dessous de 40 ­% en fin de période.

LBPAM ISR Diversifié Plus

Au cours du quatrième trimestre 2021, nous avons pris des bénéfices et avons diminué le poids de notre exposition sur les actions européennes (de 26,5 % à 22 %), au profit de notre exposition en actions émergentes qui est passée de 7 % à 9 %. Nous avons conservé nos expositions en actions américaines (12 %) et en actions japonaises (13 %).

Au global, notre exposition en actions est passée de 59 % à 55 %, en incluant nos couvertures.

Nous avons maintenu notre préférence pour les actions décotées, aussi bien sur les actions européennes que sur les actions américaines.

Au sein de la poche obligataire, nous avons maintenu une faible exposition aux marchés de taux. Le fonds LBPAM ISR Diversifié Plus (part R) a réalisé une performance de +2,4 % au cours du quatrième trimestre 2021, et une performance de +8,9 % sur l’année 2021.

LBPAM ISR Actions France

LBPAM ISR Actions France C affiche une progression de +7,3 % sur le quatrième trimestre. Le portefeuille a souffert de la contreperformance d’EDF et de notre faible exposition au secteur du luxe. Parmi les principaux contributeurs positifs notons en particulier Capgemini (+19,6 %), Coface (+15,1 %) et Biomérieux (+26,7 %). A l’inverse, le recul d’EDF (-15,3 %), Atos (-15,6 %) et Accor (-8,1 %) a pesé sur la performance relative du portefeuille. En termes de mouvements, nous avons renforcé Engie et Valéo. Pour cette nouvelle année 2022, nous privilégions une approche de « stock picking » tant sur des dossiers de croissance structurelle que sur des valeurs décotées présentant des perspectives de hausse. 

LBPAM ISR Actions Euro

Le fonds LBPAM ISR Actions Euro C progresse de +8,8 % sur le quatrième trimestre. Le secteur Technologie s’est distingué à nouveau avec de fortes performances dans les services (Cap Gemini, +20 %) et les semi-conducteurs (Infineon, STMicroelectronics et SOITEC, +15 % chacun). L’exposition aux secteurs Industriels et Matériaux a contribué à la performance du fonds, avec des fortes performances pour Linde (+20 %), Schneider (+20 %), SPIE (+15 %) et DSM (+15 %). A l’inverse, le recul d’Accor (-8 %), Adidas (-7 %), Icade (-7 %) et Deutsche Telekom (-6 %) a pesé sur la performance du portefeuille. Au cours du trimestre, nous avons renforcé Crédit Agricole, Intesa SanPaolo, Kerry et Nestle et initié une position sur Arkema. Nous avons liquidé les positions de Vestas, SiemensGamesa, Henkel et Danone.

LBPAM ISR Actions Amérique

Sur le trimestre le fonds a ainsi progressé d’un peu plus de +12 % pour clôturer l’année en hausse de +34,3 %. Sur la période, notre surexposition au secteur de la santé a été pénalisante, ainsi qu’à certains éditeurs d’applications sur le cloud dont les publications ont été jugées décevantes. Enfin la non-détention de certaines megacaps controversées comme Apple ou Tesla a également fortement pesé sur le fonds. 

LBPAM ISR Multi Actions Emergents

Au cours du quatrième trimestre 2021, les actions émergentes ont présenté une performance proche de la neutralité (+0,2 %) en euros, mais avec de fortes disparités géographiques. Les actions d’Afrique du Sud ont fait la course en tête alors que à l’inverse, les actions de l’Europe émergente et d’Amérique Latine ont présenté du retard par rapport à l’indicateur de référence. Au sein du portefeuille, nous avons augmenté notre allocation sur les actions de l’Asie émergente, notamment sur la Chine, au détriment de notre allocation sur les actions de l’Amérique Latine et d’Europe de l’Est. Nous avons conservé une sous-pondération sur les actions de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Le fonds LBPAM ISR Multi Actions Emergents (part R) a réalisé une performance de -2,9 % au cours du quatrième trimestre 2021.

LBPAM ISR Actions Monde

Le fonds LBPAM ISR Actions Monde C a enregistré sur le trimestre une performance de +8,37 % dans un nouveau mouvement haussier des indices actions en Europe et surtout aux Etats-Unis. En revanche, les indices émergents, et plus particulièrement chinois, ont continué à peser sur les indices.

Nous avons de nouveau conservé une préférence pour les indices développés, toujours avec l’Europe et le Royaume-Uni. Sur les émergents nous avons progressivement abordé un ton plus constructif sur la Chine.

Pour aborder l’année 2022, notre positionnement reste favorable aux actifs risqués, cette vue positive étant liée à nos anticipations de croissance économique de 4 % environ pour l’Europe et les Etats-Unis, permettant aux indices d’activité d’être en expansion, et aux profits des entreprises de progresser.

Vivaccio ISR Actions

Le fonds Vivaccio ISR Actions (Part Vivaccio) a enregistré une performance de +6,15 % sur le trimestre. Le fonds était légèrement surexposé sur les actions en début de période et nous avons pris nos profits sur les actions de la Zone Euro qui avaient bien performé sur la fin de période. Leur poids a baissé de 81 % à 79,5 %.

La performance des actions Américaines sur la période (12 % en EUR avec les dividendes contre 5,7 % pour la zone Euro) permet également d’expliquer la bonne performance du fonds. L’exposition globale aux actions en fin de période est restée entre 100,5 % et 101 %.

Tocqueville Technology ISR

La performance du fonds Tocqueville Technology ISR R est de +5 % sur le quatrième trimestre, avec un secteur Technologie qui affiche de bonnes performances dans le trimestre, notamment dans les services (Cap Gemini et Alten), les semi-conducteurs (ASMI, SOITEC,..) et les nouveaux dossiers en portefeuille (OVH dans l’hébergement/cloud, Autostore dans les logiciels de gestion des entrepôts). Le segment des paiements (Worldline et Nexi) a été décevant, le marché s’interrogeant sur la disruption apportée par les nouveaux acteurs du paiement online. Enfin l’éditeur de jeux video Ubisoft souffre de multiples problèmes (produits repoussés, qualité moyenne, fort turnover créatif et managérial) à rebours de ce qui était sa force par le passé (capacité à créer de nouvelles marques et à créer de nouveaux univers).  

LBPAM ISR Actions Environnement

Le fonds LBPAM ISR Actions Environnement C progresse de +9,3 % sur le quatrième trimestre. Le secteur Technologie s’est distingué à nouveau avec de fortes performances dans les services (Cap Gemini, +20 %) et les semi-conducteurs (Infineon, STMicroelectronics et SOITEC, +15 % chacun), et, à l’opposé du troisième trimestre, l’exposition au secteur Industriel a contribué à la performance du fonds, avec des fortes performances pour Inwido (+26 %), Valmet (+20 %), Schneider (+20 %) et Kion (+18 %). Au cours du trimestre, nous avons entré DSM, Biffa, Arcadis et Duerr, valeurs plus résilientes à l’inflation, et nous avons allégé notre exposition aux énergies renouvelables avec les ventes de SiemensGamesa et Vestas.

Tocqueville Silver Age ISR

Le fonds Tocqueville Silver Age ISR R affiche une progression de +6 % au quatrième trimestre. La sélection de valeurs dans la technologie (Dassault Systèmes +15 %) et dans les matériaux (Linde +20 %, Symrise et DSM +15 %) est positive. Parmi les autres contributeurs positifs on notera Husqvarna (+38 %), L’Oréal (+17 %), Accell Group (+25 %), et dans la santé Straumann (+20 %), Polypetides (+19 %), Novo Nordisk (+18 %) et Amplifon (+15 %). En revanche le fonds a souffert de son exposition à des valeurs de loisirs à la suite de l’annonce de la nouvelle vague de covid-19. Au cours du trimestre nous avons renforcé le pilier Epargne du fonds (exposition aux anticipations de hausse des taux) avec Julius Baer et Intesa Sanpaolo. Nous avons également entré Somfy ; au-delà de la rénovation (volets, stores), les solutions sécurité et maison connectée sont alignées avec notre thématique de vieillissement de la population. A la fin du trimestre, l’exposition du fonds au trois piliers de la thématique est la suivante : consommation 49 %, épargne 23 %, et santé 28 %.

Tocqueville Croissance Euro ISR

Le fonds Tocqueville Croissance Euro ISR R progresse d’un peu plus de +7 % au quatrième trimestre. A l’opposé du trimestre précédent, l’exposition au secteur de la consommation a été positive, avec notamment le rebond des valeurs de luxe, qui avaient souffert au troisième trimestre. Hermès progresse ainsi de 28 %, Moncler de 21 %, LVMH et L’Oréal de 18 %. La technologie est de nouveau un contributeur positif, avec notamment Capgemini (+20 %), les valeurs de semi-conducteurs (ASM International, Infineon et STMicrolectronics sont tous trois en hausse de 15 %) et Dassault Systèmes (+15 %). DSM et Symrise (ingrédients et nutrition) progressent de 15 % sur le trimestre. Dans l’industrie Schneider termine l’année sur une note positive avec une hausse de 20 %. Les valeurs de paiements (Worldline, Nexi) n’ont en revanche pas réussi à effacer une année de performance décevante (respectivement -26 % et -13 % au quatrième trimestre). 

Tocqueville Value Europe

Tocqueville Value Europe P a enregistré une performance de +3,72 % au T4 de 2021.

L’énergie, la finance et la consommation ont été des contributeurs sectoriels positifs contrairement à l’Industrie, les services aux collectivités et les services de communication.

Durant le trimestre, nous avons entré Nordea (banque) et Aperam (aciers de spécialité). Nous avons réduit nos positions en Equinor (pétrole) et Capgemini (Services informatiques).

Retour sur 2021 : une année hors norme

L’arrivée du vaccin a créé une rupture. Il ne fait pas disparaître le virus, mais il permet de vivre avec. L’économie a pu rouvrir et donc la croissance, repartir : ainsi en Zone Euro, sans doute plus de 5 % en 2021 après -6,4 % en 2020. Il y a quelque chose de mécanique dans cette reprise, surtout dans un contexte de soutien toujours très marqué par les politiques budgétaire et monétaire.

La nette accélération des prix a été la vraie surprise de cette année. Toujours sur le « vieux continent », le dernier glissement connu (novembre) ressort à +4,9 % ; comme on est loin de la référence communément admise de 2 % ! Pourquoi une telle inflexion ? Avant tout, la désorganisation induite par le mouvement de fermeture – ouverture des économies qui crée des goulots d’étranglement.

L’orientation des marchés de capitaux a été favorable. Les bourses ont continué de saluer le « réveil » de l’économie. Les principaux indices en Europe ou aux Etats-Unis auront progressé entre 14 % et 25 % ; parfois un peu plus. La Chine est, pour sa part, en retrait et, en fait, en baisse. Le tournant vers une politique plus étatiste pèse sur les cours. Les marchés de taux ont subi des forces contradictoires : d’un côté, plus de déficit et de dette publics et de l’autre, des achats toujours massifs de titres d’Etat par les banques centrales. Ainsi les taux à 10 ans ont monté, mais pas trop ! 

Perspectives 2022 : espoirs de normalisation après une période exceptionnelle

Voici les lignes de scénario que nous retenons à l’horizon de douze mois :

  • La généralisation de la vaccination contre le COVID et l’espoir d’atteindre le seuil de l’immunité collective, d’un côté ; la difficulté à distribuer les vaccins dans les pays les moins développés et l’éventualité de l’apparition de nouveaux variants contre lesquels les moyens à disposition seraient moins efficaces, de l’autre : comment être sûr de savoir laquelle de ces deux alternatives l’emportera ? On parie sur la première, en redoutant la seconde !
  • On envisage une croissance économique tout à fait « présentable » pour 2022 (autour de +4 % aux Etats-Unis et en Zone Euro, et supérieure à 5 % en Chine), avec toutefois un ralentissement régulier en cours d’année. La normalisation espérée ne doit-elle pas être en marche et le retour vers la croissance potentielle une évidence ? Attention cependant au désordre dans ce bel ordonnancement anticipé, engendré par Omicron aujourd’hui et peut-être par d’autres variants demain. 
  • L’accélération des prix dans beaucoup de pays, mais pas dans tous, a donc été l’événement économique majeur de 2021. Les déséquilibres offre – demande dans un certain nombre de secteurs, occasionnés par le processus de fermeture – ouverture des économies, et souvent plus difficiles à résorber que ce n’était estimé initialement, sont à la genèse du phénomène. Si on croit à un processus bien entamé de double normalisation, sanitaire et conjoncturelle, alors il faut parier sur un reflux des pressions inflationnistes. Mais de quelle ampleur ? On ne sait pas bien et le retour strict au statu quo ante n’est en rien assuré.
  • Les grandes lignes du réglage de la politique économique pour 2022 sont connues. Du côté budgétaire, un moindre soutien à l’activité, mais une volonté de faciliter la transition vers un modèle économique à la fois plus soutenable et plus inclusif. Du côté monétaire, la normalisation est en marche, avec un ralentissement engagé ou annoncé des achats de titres (le Quantitative Easing) et des hausses de taux directeurs qui se précisent. La Fed américaine devrait être en avance dans ce double processus par rapport à la BCE européenne.
  • Il faudra tout au long de 2022 garder un œil sur un calendrier politique chargé : du choix du nouveau Président de la République Italienne aux élections présidentielle et législative françaises et des mid-term elections américaines au Congrès du Parti communiste chinois, pour ne retenir que ces rendez-vous. En sachant que beaucoup d’autres dossiers peuvent émerger : diplomatie, trouble sociaux, Brésil, …

 Notre déclinaison en termes d’allocation d’actifs est la suivante :

  • sous-pondération des titres d’Etat, du fait d’une poursuite de la remontée des taux longs ;
  • une certaine neutralité sur le Credit européen (obligations privées), avec une préférence pour le High Yield par rapport à l’Investment Grade ;
  • une surpondération générale des actions, avec selon nous les Etats-Unis et le Japon en retrait, comparés à l’Europe et les marchés émergents (dont la Chine). 

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